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Actualité Société d'Histoire du Théâtre

Le théâtre comme espace de protestation en Espagne (1960 – 1980) / El teatro como espacio de protesta en España (1960 – 1980)

 

Journée d’étude organisée par Anne Laure FEUILLASTRE et Marina RUIZ CANO Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, CRIIA, EA 369 / Jornada de estudios organizada por Anne Laure FEUILLASTRE y Marina RUIZ CANO Universidad Paris Ouest Nanterre-La Défense, CRIIA, EA 369 – Convocatoria

Mercredi 17 mai 2017, Colegio de España (Paris) / Miércoles 17 de mayo de 2017, Colegio de España (París)

 

Cette journée d’études, organisée dans le cadre du projet de l’Université Paris Lumières « Les espaces temps de la contestation dans la Péninsule Ibérique (1926-2014) », a pour objet le théâtre comme instrument de protestation et de dissidence en Espagne dans les dernières années de la dictature et au début de la démocratie.

La mise en place des régimes totalitaires au XXe siècle en Europe du Sud a provoqué l’apparition de divers mouvements de contestation parmi les oppositions politiques : le théâtre a été l’une des voix de dissidence. L’écriture dramatique a alors pris des voies esthétiques différentes : réalisme social, avant-gardisme, symbolisme. Par quels moyens et procédés les pièces s’élèvent-elles contre le pouvoir en place ? À quoi s’opposent-elles ? La dictature a conditionné ce théâtre de contestation afin d’en limiter la diffusion : la censure gouvernementale a été responsable de l’interdiction et de la mutilation d’un nombre conséquent de pièces et l’Administration a restreint sa portée par des autorisations au compte-goutte, des fonctions uniques, en contexte exceptionnel comme lors de festivals ou de concours littéraires. Le théâtre a ainsi dû s’adapter à ces obstacles en trouvant des mécanismes d’écriture différents et des circuits de diffusion indépendants afin d’atteindre la scène.

Les difficultés qui persistent pour la création dramatique à la fin de la dictature et au début de la démocratie ont donné lieu à un autre type de revendications liées à la profession (grève de 1975, création de l’ATIP en 1976) : dans quelle mesure ces actions ont-elles élargi le champ d’action du théâtre ?

Lorsque la dictature prend fin, une transition politique se met en place et surgissent d’autres inquiétudes et problématiques : la question de la continuité et de la rupture, le sens d’un théâtre politique en démocratie, les nationalismes, le pacte de l’oubli et la mémoire, la guerre… Que propose alors ce théâtre de la démocratie au lendemain de près de quarante ans de dictature ? Comment les thématiques évoluent-elles ? La modernisation économique et sociale du pays entraîne l’industrialisation des arts et permet de créer de nouveaux espaces collectifs de liberté (Zallo), mais quelle place occupe le théâtre contestataire dans la culture de masse ? En même temps, des troupes de théâtre s’approchent des quartiers ou des collectifs marginalisés pour exprimer leurs problèmes (Eterno Paraíso, Cómicos de la Legua) : quel est le poids de ces voix citoyennes ? En quoi le théâtre devient-il un espace révulsif ?

L’objectif de cette journée est donc de s’interroger sur le caractère revendicatif, critique et protestataire du théâtre et les moyens mis en place dans un contexte de répression culturelle, ainsi qu’à l’aube de la démocratie. Les axes suivants, qui ne se veulent pas exhaustifs, constituent des pistes de réflexions :

 

  • Théâtre politique : le théâtre comme lieu de liberté d’expression, de contestation pacifiste, antifasciste, anti-nucléaire.
  • Esthétique contestataire : théâtre documentaire, agit-prop, écriture provocante, allégorique et symbolique, réaliste, farce politique.
  • La représentation de la contestation dans les pièces : représentation de la dictature ou de la démocratie. Réécriture fictionnelle ou métaphorique du passé ou de l’avenir imaginé.
  • Les langues régionales : la présence des langues régionales comme revendication de laliberté et d’une identité, le théâtre local.
  • Jouer des pièces dissidentes sous la dictature : question de la censure, de la clandestinité,de l’interdit (rue, improvisation), des conditions de représentations.
  • La voix des marginaux : le théâtre et les quartiers de banlieue, collaboration avec laC.O.P.E.L. et les prisonniers.
  • Revendications au sein de la profession : la scène comme métier, le théâtre contestataireface au théâtre commercial et à la culture de masse, l’industrie dramatique.

 

Les propositions de communications (de 20 min), en français ou en espagnol (titre + résumé de 200 mots environ), sont à adresser avant le 15 janvier 2017 à :
Anne Laure FEUILLASTRE (CRIIA) : annelaure.feuillastre@gmail.com et
Marina RUIZ CANO (CRIIA) : marinaruizcano@gmail.com

 

Esta jornada de estudios, organizada dentro del proyecto de Université Paris Lumières “Les espaces temps de la contestation dans la Péninsule Ibérique (1926-2014)”, se centra en el teatro como instrumento de protesta y disidencia en España durante los últimos años de la dictadura y al principio de la democracia.

El establecimiento de los regímenes totalitarios en la Europa Meridional en el siglo XX provocó la aparición de varios movimientos de protesta entre las oposiciones políticas, siendo el teatro una de estas voces disidentes. La escritura dramática adoptó entonces opciones estéticas diferentes: realismo social, vanguardismo o simbolismo. ¿De qué medios y recursos se sirven las obras para alzarse contra el poder vigente? ¿A qué se oponen? La dictadura condicionaba este teatro de protesta con el objetivo de limitar su difusión. Así, la censura gubernamental se encargaba de prohibir y mutilar un buen número de obras y la Administración restringía su alcance al autorizar funciones únicas con cuentagotas, en contextos excepcionales como festivales o concursos literarios. El teatro debió adaptarse a estos obstáculos y encontrar mecanismos de escritura diferentes o circuitos de difusión independientes para llegar al escenario.

Las dificultades que persistían para la creación dramática al final de la dictadura e incluso a principios de la democracia dieron lugar a otro tipo de reivindicaciones ligadas a las condiciones de la profesión (huelga de 1975, creación de la ATIP en 1976): ¿en qué medida estas acciones ampliaron la proyección del teatro?

Con el fin de la dictadura y el principio de la Transición, surgieron nuevas inquietudes y problemáticas: la cuestión de la continuidad y de la ruptura, el sentido de un teatro político en democracia, los nacionalismos, el pacto de silencio y la memoria, la guerra, … ¿Qué propone entonces este teatro democrático tras casi cuarenta años de dictadura? ¿Cómo evolucionan los temas? La modernización económica y social del país conllevó la industrialización de las artes y permitió la creación de nuevos espacios colectivos de libertad (Zallo), pero ¿qué lugar ocupa el teatro contestatario en la cultura de masas? Al mismo tiempo, algunas compañías de teatro se acercaron a los barrios y a los colectivos marginados para dar a conocer sus problemas (Eterno Paraíso, Cómicos de la Legua): ¿cuál es el peso de estas voces ciudadanas? ¿En qué sentido el teatro se convierte en un espacio revulsivo?

El objetivo de esta jornada es interrogarse acerca del carácter reivindicativo, crítico y protestatario del teatro y de los medios utilizados en un contexto de represión cultural, así como en los albores de la democracia. Los siguientes ejes, sin ser exhaustivos, constituyen algunas pistas de reflexión:

 

  • Teatro político: el teatro como lugar de libertad de expresión, de protesta pacifista, antifascista, antinuclear.
  • Estética contestataria: el teatro documental, agit-prop, escritura provocadora, alegórica y simbólica, realismo, farsa política.
  • La representación de la protesta en las obras: representación de la dictadura o de la democracia. Reescritura ficticia o metafórica del pasado o del futuro imaginado.
  • Las lenguas regionales: presencia de las lenguas regionales como reivindicación de la libertad y de la identidad; el teatro local.
  • Representar obras disidentes bajo la dictadura: cuestión de la censura, de la clandestinidad, de las prohibiciones (calle, improvisación), de las condiciones de representación.
  • La voz de los marginados: el teatro y los barrios periféricos, colaboración con los presos y la C.O.P.E.L.
  • Reivindicaciones dentro de la profesión: el teatro como profesión, teatro contestatario frente a teatro comercial y cultura de masas, la industria dramática.

 

Las propuestas de comunicación (de 20 minutos), en francés o en español (título + resumen de 200 palabras), deben enviarse antes del 15 de enero de 2017 a:
Anne Laure FEUILLASTRE (CRIIA): annelaure.feuillastre@gmail.com y
Marina RUIZ CANO (CRIIA): marinaruizcano@gmail.com

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