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Présentation

Constantin Sergueïevitch Stanislavski (Константин Сергеевич Станиславский), acteur, metteur en scène et professeur d’art dramatique russe né le 5 janvier 1983, mort le 7 août 1938 est découvert en France dans les années vingt et trente, en autres grâce à une collaboratrice de la Société d’Histoire du Théâtre, Nina Gourfinkel.

          Stanislavski créé en 1898 le Théâtre d’Art de Moscou Maxime Gorki (Mkh-AT) avec son collaborateur de scène Vladimir Nemirovitch Dantchenko, une compagnie qui défend un théâtre naturaliste. Dans la continuité de la vision d’Antoine, les deux hommes se rencontrent le 2 décembre 1922 à Paris, et la visite sera « particulièrement émouvante » rapporte Louis Jouvet dans ses notes de « rencontre avec Stanislavki » écrites dans les quelques jours qui suivirent. Stanislavski, V.N Dantchenko et le théâtre de Moscou sont alors à Paris pour la représentation de leurs spectacles : Le Tsar Féodor Ivanovitch, Les Bas fonds et Le Jardin des cerises. Pièces jouées au théâtre des Champs-Elysées du 15 au 20 décembre, Paris-Journal en fait son édition spéciale et d’autres périodiques (comme L’illustration n°4253) y consacrent un article.

           Le théâtre d’Art et la création théâtrale russe rencontre alors celle Française. Stanislavski le 2 décembre rend également visite à Copeau, et le 4 décembre ils se voient de nouveau, accompagnés d’Antoine et, à l’occasion d’une conférence gratuite sur le théâtre de Moscou, toujours selon les notes de Louis Jouvet. Ce dernier, anciennement acteur de Copeau travaille comme metteur en scène au théâtre des Champs Élysée dirigé par M. Herbertot, et ils aident tout deux Stanislavski à préparer son spectacle en France. Lors d’un dînée Stanislavski leur avoue même que sa tournée est un prétexte pour quitter la Russie et pour emmener son fils tuberculeux se faire soigner en Suisse.

           Le théâtre d’Art de Moscou est à ce moment donné un ou le théâtre le plus apprécié d’Europe, et influencera pour les décennies suivantes son domaine et le Jeu de L’acteur en générale. Après sa tournée, Stanislavski garde contact avec les membres des grands théâtres d’Europe, dont la France et est en lien avec les grands artistes et intellectuels de son époque.

           Jacques Copeau est une figure importante du théâtre et de l’art dans la première moitié du Xxème siècle, il est tout aussi bien critique que metteur en scène, directeur du théâtre du Vieux Colombier qu’il fonde en 1913. Grâce à ses contacts, il a connaissance du travail de Stanislavski avant son arrivée en France dans les années 1900, et il le rencontre en 1922. En 1929 avec Léon Chancerel, (son élève à l’époque) et la traductrice russe Nina Gourfinkel, ils travaillent à sortir la première traduction de Stanislavski en français. « Ma vie dans l’art » fera partie d’une plus grande collection sur le théâtre, sous partie du théâtre russe, organisé et rédigé par Léon Chancerel et considéré comme le plus belle ouvrage de sa collection (selon Nina Gourfinkel). Il sort en 1934 après des légères complications, et Copeau en écrit la préface. L. Chancerel, J. Copeau et N. Gourfinkel correspondent entre eux et avec Stanislavski par l’intermédiaire de sa secrétaire Ripsimé Tamanzoff, ainsi qu’avec les éditeurs, pour l’élaboration du livre. Stanislavski est en France en 1934 et verra son livre publié en Français, sous quelques unes de ses conditions (25 ouvrages pour les bibliothèques…).

           Les fonds d’archives de la société du théâtre possèdent les correspondances entre ces différents acteurs, ainsi que leurs réactions et impressions vis à vis du travail de Stanislavski à travers les années, leur admiration qui les a poussé à persévérer dans la publication de « Ma vie dans l’art », puis à faire une première version de traduction de « Ma Méthode » à la fin des années 40. Leur but a été de faire connaître le dramaturge au public français, avec une traduction du Russe (certains ouvrages ayant été traduit de l’américain) dès le début du 20ème siècle. Certains des livres de Stanislavski n’ont toujours pas été correctement traduit aujourd’hui. La version de Chancerel et Gourfinkel n’est pas parfaite (tronquée par décision de l’éditeur) et a été critiqué, mais a permis de commencer à diffuser un savoir venant d’un autre pays, la Russie, malgré les quelques animosités déjà présentes entre les deux états.

           En 1929, L. Chancerel pour sa collection sur le théâtre fait appel pour la traduction du livre de Stanislavski à Nina Gourfinkel, une russe aisée qui a fuit avec sa famille de Russie après l’octobre Rouge et qui parle plusieurs langues. Elle s’adresse à lui dans la formule d’appel de ses lettres par : « cher ami », et peut parler de sa vie privé, ce qui indique une certaine proximité et amitié entre les deux. L. Chancerel demande à son « cher patron » J. Copeau s’il veut écrire la préface, et ce dernier accepte volontiers. Les deux parle du travail de Stanislavski dans l’histoire du théâtre, par rapport à la traduction américaine déjà sorti. Chancerel est en même temps en contact avec Moscou et la secrétaire du théâtre d’Art, R. Tamanzoff, qui lui donne les indications et recommandations de Stanislavski car ce dernier a des périodes de forte maladie. Ils mettent parfois du temps à se répondre, pour de multiples raisons : certaines lettres se perdent, d’autre ne sont pas adressées au bonne endroit… Ces lettres témoignent d’une grande sympathie entre ces correspondants, Stanislavski allant jusqu’à refuser à une autre maison d’édition les droits de son livre, par respect pour Copeau et Chancerel.

            De 1930 à 1934, les communications et l’élaboration du livre continuent malgré les ralentissements et le retard de la sortie de l’ouvrage. Copeau et Chancerel parlent de la préface, du titre du livre et de l’accord entre tout les partis engagés sur les mémoires de Stanislavski. L’éditeur demande un certain nombre de page et Léon Chancerel, Nina Gourfinkel font des sélections dans le texte, et des annotations pour justifier les passages manquant. La traduction met plus longtemps que prévue à cause de certains problèmes de N. Gourfinkel, des difficultés à obtenir des avances de la maison d’édition, des histoires personnels et de surmenage. Les fonds d’archive montrent le chemin que prend la traduction d’un livre Russe dans les années 1930 entre deux organismes culturels malgré leurs régimes politiques distincts. En 1946, Léon Chancerel et Nina Gourfinkel commencent a travailler la seconde partie du travail de Stanislavski « Ma Méthode » et N. G enverra à L. Chancerel une appendice. Le canevas de L’appendice comprend le rapport de sa dernière visite en France, et rapporte certaines paroles de Stanislavski rapportées au sujet du livre que sera « Le jeu de l’acteur » et ses commentaires sur la publication de « Ma vie dans l’art ».

           Après la mort de Stanislavski en 1938, la société d’histoire du théâtre va rester en lien avec certains russes membre du théâtre qui continuent de correspondre et d’envoyer des documents sur la mémoire de Stanislavski de Moscou à la France, dont Nicolas Soluzeff qui est le correspondant principal de Chancerel. En 1963 a lieu l’anniversaire mondial des 100 ans de Stanislavski, et L’union des Sociétés soviétiques pour l’amitié et les relation culturelle avec l’étranger se charge d’envoyer des documents sur Stanislavski aux autres pays, mais au goutte à goutte, l’URSS faisant main basse sur ses archives du théâtre artistique de Moscou, qui ne sont révéler qu’après la chute du mur de Berlin. Les droits des livres de Stanislavski sont également possédés par une américaine pas très coopérative qui les garde sans tenter de particulièrement diffuser l’œuvre de l’auteur, ce qui compliquera toute possibilité de traduction.

           En 1948 ouvre la maison musée de Stanislavski en Russie, pour honorer sa mémoire 10 ans après sa mort. La relation de Nicolas Soluzeff et Stanislavski n’est pas indiquée, mais il fait parti du cercle intime du dramaturge, il participe au soirée privé et écrit le fascicule du musée. Il parle le français et correspond avec Chancerel par des termes amicaux, il lui envoie régulièrement jusqu’en 1963 des nouvelles de la mémoire de Stanislavski en Russie. Il envoie plusieurs brochures en 1948 à la société du théâtre, avec des feuilles de traduction. De 1953 à 1954, il envoie les tickets des soirées organisées à la mémoire de la représentation de l’oiseau bleu, de celle des 10 ans de la mort de la femme de Stanislavski et de celle de la publication de « Ma vie dans l’art » où N. Soluzeff lit en Russe la préface qu’avait fait Copeau. En 1958 il envoit des cartes et après 1963 des cartes postales à l’effigie de Stanislavski et imprimées à l’occasion de l’anniversaire Russe de l’auteur.

           Pour l’hommage français de 1963, L’union des sociétés soviétiques pour l’amitié et les relations avec l’étranger envoie de Moscou en 1962 un photo combinat et des notes, très formel sur la vie et les rapports de Stanislavski et de ses proches, ainsi que quelques autres documents iconographique et textuelle. L’exposition se passe en juin 1963 en France et de nombreux articles en parlent.

Dossier mené par Syrine Lehodey, Université Caen Basse-Normandie. Coordonné par Léonor Delaunay

Toutes les archives présentées sont conservées dans le fonds de la SHT.

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Photo de Stanislavski en Tsarevicth à 1 an, 1864. Boite Stanislavski, Russie.

Photo de Stanislavski en Tsarevicth à 1 an, 1864. Boite Stanislavski, Russie.

Photo de Stanislavski, 1902. Boite Stanislavski, Russie.

Photo de Stanislavski, 1902. Boite Stanislavski, Russie.

Timbre de la commémoration des 100 ans de Stanislavski en Russie, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Timbre de la commémoration des 100 ans de Stanislavski en Russie, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Photo de la Grand mère de Stanislavski et Photo de Stanislasvki dans les Bas Fonds de Gorki, 1902. Boite Stanislavski, Russie.

Photo de la Grand mère de Stanislavski et Photo de Stanislasvki dans les Bas Fonds de Gorki, 1902. Boite Stanislavski, Russie.

Photo Stanislavski : La mort Ivan le terrible, 1899, Uriel Akosta, 1893. Boite Stanislavski, Russie.

Photo Stanislavski : La mort Ivan le terrible, 1899, Uriel Akosta, 1893. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de photo Stanislavski. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de photo Stanislavski. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/10/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Ripsimé Tamanzoff, secrétaire du théâtre de Moscou à Léon Chancerel, 04/10/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 20/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 20/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 20/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 20/07/1929. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Jacques Copeau à Léon Chancerel, 13/10/1930. Boite correspondance de Jacques Copeau.

Lettre de Jacques Copeau à Léon Chancerel, 13/10/1930. Boite correspondance de Jacques Copeau.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 03/10/1930. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 03/10/1930. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 03/10/1930. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 03/10/1930. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 20/01/1933. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Léon Chancerel à Jacques Copeau, 20/01/1933. Boite publication Léon Chancerel II.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 9/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 9/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 9/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 9/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 15/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Lettre de Nina Gourfinkel à Léon Chancerel, 15/11/46. Boite Stanislavski, Russie.

Résumé de l'appendice du

Résumé de l'appendice du "le jeu de l'acteur" par Nina Gourfinkel envoyé à Léon Chancerel, 1946. Boite Stanislavski, Russie.

Résumé de l'appendice du

Résumé de l'appendice du "le jeu de l'acteur" par Nina Gourfinkel envoyé à Léon Chancerel, 1946. Boite Stanislavski, Russie.

Brochure de la Maison musée de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1948. Boite Stanislavski, Russie.

Brochure de la Maison musée de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1948. Boite Stanislavski, Russie.

Recto de la photo d'une cerisaie et tombeau de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1958. Boite Stanislavski, Russie.

Recto de la photo d'une cerisaie et tombeau de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1958. Boite Stanislavski, Russie.

Photo cerisaie et tombeau de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1958. Boite Stanislavski, Russie.

Photo cerisaie et tombeau de Stanislavski, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1958. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la maison musée Stanislavski de 1954, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1956. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la maison musée Stanislavski de 1954, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1956. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la maison musée Stanislavski de 1954, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1956. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la maison musée Stanislavski de 1954, envoyée par Nicolas Soluzeff, 1956. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la commémoration du centenaire de Stanislavski, Paris, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la commémoration du centenaire de Stanislavski, Paris, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la commémoration du centenaire de Stanislavski, Paris, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Invitation à la commémoration du centenaire de Stanislavski, Paris, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Carte postale de Stanislavski et de sa femme, pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Carte postale de Stanislavski et de sa femme, pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Pochette de carte postales envoyées par Nicolas Soluzeff, 1963. Boite Stanislavski, Russie.

Photo et première page du photo combinat de Stanislavski, envoyé par l'Union des Sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.

Photo et première page du photo combinat de Stanislavski, envoyé par l'Union des Sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.

Photographie de Stanislavski et Gorki en 1927. Photo-combinat envoyé par L'Union des sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.

Photographie de Stanislavski et Gorki en 1927. Photo-combinat envoyé par L'Union des sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.

Deuxième page du texte de légende du Photo-combinat, envoyé par l'Union des sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.

Deuxième page du texte de légende du Photo-combinat, envoyé par l'Union des sociétés soviétiques pour l'amitié et les relations culturelles avec l'étranger, 1962. Boite Stanislavski, Russie.