Revue d'Historiographie du Théâtre

Revue d'Historiographie du Théâtre No

L’origine et l’artefact : usages du théâtre antique chez Michel Vinaver

Catherine Brun

Résumé

L’œuvre de Michel Vinaver, souvent présentée comme un théâtre du quotidien, de l’immanence, ne se laisse pourtant pas circonscrire dans l’ici et le maintenant arpentés par ses lecteurs-spectateurs. Nombre de ses pièces, de ses Chœurs pour Antigone (1957) jusqu’aux Troyennes (2002), ont notamment puisé aux sources de l’héritage dramatique grec avec lequel elles semblent s’écrire en dialogue. Il s’agira pourtant moins ici de parcourir cet ensemble pour y repérer des traces de cet héritage ou analyser les modalités de ses réécritures, que de s’interroger sur la nature, les enjeux et les fonctions de ce qui passe d’abord pour un retour au théâtre grec antique. Ou, pour le dire autrement, de tenter d’approcher une énigme, que le dramaturge situe à l’origine de sa pièce Iphigénie-Hôtel : « qu’attendons-nous des ruines que nous allons visiter ».

Abstract :

The work of Michel Vinaver, often seen as a theatre of the everyday and the everywhere, is, nonetheless, not limited to the here and now of his readers and spectators. Many of his plays—from Choruses for Antigone (1957) up through Trojan Women (2002)—have come into being through a dialogue with Greek dramatic sources. This study focuses less on surveying traces of that Greek heritage in his work, or his rewriting of it, than on the nature, factors, and functions of what appears initially to bea return to ancient Greek theatre.To put it another way, it tries to approach the enigma we encounter at the very start of his play, Iphigénie-Hôtel: “Just what will we get from our visit to the ruins?”.


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