Revue d'Histoire du Théâtre

Revue d'Histoire du Théâtre No

Place et nature des adaptations de contes dans le répertoire de théâtre pour la jeunesse : questions posées aux esthétiques théâtrales contemporaines

Marie Bernanoce

Résumé

Dans le répertoire théâtral pour l’enfance et la jeunesse publié et joué, en pleine expansion depuis trois décennies, la part des réécritures de contes est importante, qu’elle soit directe ou détournée. On peut y distinguer deux grandes catégories : les « adaptations-récréations », adaptations ludiques à visée patrimoniale, et les
« adaptations-recréations », adaptations en forme de quête esthétique. Lorsque l’on dresse le panorama de l’adaptation théâtrale des contes, on voit à l’œuvre une série de réseaux autour de contes source, ainsi Le Petit Chaperon Rouge, Barbe Bleue, Pinocchio… Mais le conte est aussi présent comme forme même de la narrativité, que ce soit dans un théâtre du récit ou dans le récit du théâtre, et ces formes esthétiques se retrouvent subsumées par ce que l’on peut appeler la « voix didascalique du conte », correspondant à une posture narrative très prégnante. Une interrogation d’ordre à la fois éthique et esthétique émerge alors: n’y aurait-il pas là un « effet Petit Poucet » fondateur ?

Abstract :

In the dramas for children and young people, either published or performed, which have been increasing in number for the last three decades, the rewriting of tales, either in a direct or indirect way, has been predominant. Two main categories of adaptation can be singled out: the entertainment aiming at becoming part of the cultural inheritance, and the re-writing with an aesthetic quest in view. Among all the theatre adaptations of tales, one can notice a series of networks around some well-known tales: Red Little Riding Hood, Blue Beard, Pinocchio… However the tale is also defined as a form of narrativity whose aesthetics can be found in what can be called “the stage direction of the tale” with a very pregnant narrative bend. A questioning, both ethic and aesthetic, thus emerges: would that not be the sign of a new kind of writing?


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