Revue d'Histoire du Théâtre

Revue d'Histoire du Théâtre Numéro 279

La Maison 
de la Culture au cœur des utopies sociale, urbaine et scénographique (1965–1968)

Sandrine Dubouilh

Résumé

Avec sa silhouette oblongue noire et blanche et sa proue qui lui valut longtemps d’être appelé le « Cargo », son parvis et son grand escalier, la Maison de la Culture de Grenoble est restée, malgré les transformations de 2004, un objet architectural singulier et identifié. Construite par André Wogenscky, élève de Le Corbusier, elle fait partie des bâtiments importants de la seconde moitié du XXe siècle et a suscité un nombre considérable de publications dans les revues spécialisées et ouvrages sur l’architecture contemporaine. Son programme, associant trois salles de spectacle de jauges et qualités différentes, une discothèque, une bibliothèque, des foyers, des salles d’exposition, des lieux de convivialité et de réunion ainsi qu’une garderie, démontre alors pleinement la faisabilité d’un équipement culturel multi-fonctionnel. La Maison de la Culture de Grenoble est perçue comme une réussite que la sous-utilisation de la salle expérimentale, objet pourtant emblématique d’une époque, ne ternira pas. Mais cette réalisation est aussi remarquable parce qu’elle assimile et résout le dilemme fondateur de ce type de programme : répondre aux vœux du ministère des Affaires Culturelles alors en quête d’une image emblématique, tout en étant profondément ancrée dans des enjeux locaux, où la ville de Grenoble affiche, au milieu des années soixante, des méthodes participatives pionnières.


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