Revue d'Histoire du Théâtre

Revue d'Histoire du Théâtre Numéro 280

L’adaptation de La Dévotion à la croix est-elle une pièce camusienne ?

Pierre-Louis Rey

Résumé

La Dévotion à la croix est une pièce de Calderón. À partir du festival d’Angers de juin 1953, elle est devenue aussi une pièce d’Albert Camus. Était-elle par avance une pièce camusienne, au sens où son style et son inspiration l’auraient privilégiée pour être choisie par Camus ? Ou celui-ci l’a-t-il transformée de façon qu’on puisse la compter sans réticences parmi ses « œuvres complètes » ? C’est faute d’avoir été pleinement consacré pour des pièces plus personnelles (L’État de siège, créé en 1948, a été un « four », et Les Justes, en 1949, un « demi-succès ») que Camus s’est résigné à ne plus écrire que des adaptations. Les choix qu’il a opérés après la création des Justes ont fait leur part au hasard et aux circonstances, plus qu’à la lointaine époque du Théâtre du Travail et de l’Équipe où, dans la limite de ses moyens matériels, il créait et adaptait ce qu’il voulait.


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