Revue d'Histoire du Théâtre

Revue d'Histoire du Théâtre Numéro 282

Une « petite lunette d’approche enchantée » : regards scudériens sur le Grand Divertissement de Versailles

Marie-Claude Canova-Green

Résumé

Cet article se propose d’étudier la manière dont Mlle de Scudéry s’est approprié un genre aussi codé que la relation de fête royale pour affirmer son indépendance comme écrivaine. Contrairement aux habituelles relations de fêtes, la description de la fête de Versailles du 18 juillet 1668 qu’elle insère dans son roman La Promenade de Versailles cherche moins à communiquer un savoir que le lecteur peut trouver ailleurs qu’à le divertir et à lui faire goûter un plaisir qui tient à la texture même du texte, comme si sous l’éloge obligé du monarque, se manifestait la volonté de l’écrivaine de se réserver une part d’autonomie en résistant aux contraintes génériques pour réguler son récit à sa guise.

 

This paper aims to consider the appropriation by Mlle de Scudéry of the coded genre of the royal festival book in order to assert her independence as a writer. Unlike conventional accounts, the description of the Versailles garden festival of 18 July 1668 inserted in her novel La Promenade de Versailles is less intent on communicating information available elsewhere than on entertaining and making the reader experience a pleasure derived from the very texture of the narrative. It is as if the expected praise of the monarch served to veil the author’s desire to maintain a degree of autonomy by resisting generic constraints with a view to controlling her narrative.


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