Société d'Histoire du Théâtre

Revue d’Histoire du Théâtre • N°301 S2 2025

979 10 94971 39 0
320 pages
Numéro broché
150 images
bichromie
Parution début novembre 2025
23 euros

S'abonner à la version papier+numériqueS'abonner à la version numérique

Revue d’Histoire du Théâtre • N°301 S2 2025

Témoignage. De la cabine régie à l’amphithéâtre

Par Véronique Perruchon

Résumé

Véronique Perruchon livre ici un témoignage à partir de son double parcours professionnel. Polyvalence, diversité des expériences et formation continue ont été la marque d’un apprentissage des métiers de la technique, progressivement recentré sur la lumière dans une période de mutation des métiers. La nécessité de la transmission a développé un intérêt pour la formalisation du savoir et l’histoire, la conduisant vers l’enseignement et la recherche. Devenue professeure des universités à l’Université de Lille, elle dirige aujourd’hui le premier projet de recherche inter-disciplinaire consacré à la lumière de spectacle.

Notes

[1] La lumière de spectacle, tout comme la scénographie et le costume, est enseignée dans les écoles supérieures d’art du ministère de la Culture dans une visée professionalisante. En revanche, elle est peu enseignée à l’université.

[2] La compréhension de ces différents paramètres n’a été rendue possible que par une activité imposée dans le parcours universitaire, la fameuse « Synthèse scientifique » de l’HDR, parfois nommée Mémoire de synthèse et qu’en études théâtrales, nous nommons volontiers avec humour « ma vie, mon œuvre ». Il s’agit effectivement de faire acte de mémoire de manière à porter un regard distancé sur l’ensemble d’un parcours qui débute bien en amont de la vie universitaire. C’est grâce à cet exercice académique, bien que très personnel, que je peux aujourd’hui parler de cette mutation.

[3] Mon père, Fernand Perruchon (1927–1969), ancien élève d’Étienne Decroux, après une carrière de pantomime au sein du Théâtre du Cygne (compagnie jeune public à Paris, 1947–1953) continua à se produire lors des présentations des travaux des élèves du cours de théâtre qu’il avait ouvert en Haute-Savoie en 1962. Il a écrit un certain nombre de pantomimes inédites et collaboré aux recherches de Jean Dorcy pour J’aime la mime, Lausanne, Rencontre, 1962.

[4] Ma mère, Lucienne Perruchon (1924–2022), était une pédagogue de la méthode créée par Maria Montessori, adaptée au système scolaire français après la Seconde Guerre mondiale.

[5] Maurice Merleau-Ponty, L’Œil et l’Esprit, Gallimard, 1964, p. 10.

[6] Assurance Formation Des Activités du Spectacle.

[7] Pierre Saveron, « Voir et entendre les comédiens », entretien de Georges Banu et Jean Kalman, in « La lumière au théâtre », dossier réalisé par Georges Banu, Travail théâtral, nº 31, 1978, p. 93.

[8] Jean Caune, professeur à l’université Stendhal de Grenoble et chercheur au Gresec, auteur d’ouvrages et articles autour de l’action culturelle et de la représentation théâtrale. En particulier : Acteur/spectateur, une relation dans le blanc des mots, Nizet, 1997, et La culture en action. De Vilar à Lang, le sens perdu, PUG, réédition 1999.

[9] Peintre décorateur savoyard, Pierre Leloup (1955–2010, Chambéry) débuta sa carrière dans les années 1970 par l’abstraction, puis déclina des variations autour des Ménines de Velasquez et des thématiques hugoliennes en correspondance avec le travail de décorateur qu’il effectuait pour le Théâtre de la Glèbe. C’est aussi l’époque de sa collaboration avec Michel Butor (1926–2016) engagé dans le mouvement du Nouveau Roman. Voir l’ouvrage Pierre Leloup, Catalogue d’exposition Musée des beaux-arts de Chambéry, 2013.

[10] Véronique Perruchon, Noir. Lumière et théâtralité, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2016, p. 11.

[11] Voir Françoise Pélisson-Karro, Régie théâtrale et mise en scène : L’Association des régisseurs de théâtre (1911–1939), Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2014 ; et Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano (dir.), Les Archives de la mise en scène. Hypermédialités du théâtre, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2014.

[12] Colloque Machines, magie, médias, Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, août 2016.

[13] La lumière du soleil à midi est d’environ 6500 à 7000°K, la bougie a une température de couleur de 1800°K, le gaz de 2500° K, les premières lampes à incandescence 2800°K et une poursuite HMI 5600°K.

[14] Voir la présentation du projet, dirigé par V. Perruchon et co-dirigé par C. Grazioli et A. Palermo, en ligne : https://ceac.univ-lille.fr/axes-et-programmes/programmes/lumiere-de-spectacle-1.

Pour citer cet article

Véronique Perruchon, « Témoignage. De la cabine régie à l’amphithéâtre », Revue d’Histoire du Théâtre numéro 301 [en ligne], mis à jour le 01/03/2025, URL : https://sht.asso.fr/temoignage-de-la-cabine-regie-a-lamphitheatre/

Société d'Histoire du Théâtre

Abonnement

L’abonnement annuel constitue le soutien essentiel aux activités éditoriales de la Société d’Histoire du Théâtre et à leur pérennité. Il inclut les envois papier, l’accès aux versions numériques et à nos archives.